Société

L'enfant et ses noms

Un nom secret

Lors de la cérémonie marquant son premier anniversaire, le prêtre donne à l’enfant son nom magique, obtenu par divination en écrivant divers mot sur des petites feuilles de palmier. Le prêtre les brûle, et le nom donné à l’enfant est celui inscrit sur la dernière feuille à se consumer. Il est secret, et personne ne l’entendra jamais prononcé. Le père lui-même, bien souvent, fini par l’oublier. Un bébé est simplement appelé « fils de…… », Éventuellement ses parents lui donne un nom plus personnel. Mais son nom secret garde une grande importance, et si l’enfant tombe malade souvent, le prêtre en choisira un plus adéquat. Si les enfants en bas âge sont appelés par leur nom, il devient impoli de l’utiliser l’enfant ayant grandi. Un nom est ainsi à voir comme une « propriété privée ». Les membres des castes supérieures garde leur nom secret toute leur vie, et ne se font appeler que par le terme caractérisant leur rang social.

Des enfants portés de bras en bras

Durant les premiers mois de son existence, l’enfant est constamment porté dans les bras de ses parents, frères ou sœurs. La principale raison se trouve dans l’horreur qu’on les Balinais par rapport à l’animalité, qui est à considérer pratiquement de l’ordre du tabou.

Tout est ainsi fait pour qu’un bébé ne rampe pas. A partir du moment ou l’enfant peut marcher, il est laissé à lui-même en compagnie des autres enfants, tout âge confondu. Les petites filles savent comment prendre soins des bébés, avec la même efficacité que les mamans.

Un enfant qui marche est un enfant libre

L’enfant apprend ainsi rapidement à être indépendant, et se retrouve libre de vagabonder partout dans le village. Un enfant est souvent appelé idewa, « Dieu ». Il n’est pas considéré comme étant responsable de ses actes, car « son esprit n’est pas encore aboutit », et c’est le Dieu présent en lui qui agit à travers le corps de l’enfant. A la maison, il n’est ni choyé, ni soumis à une véritable discipline. Les parents n’intimident jamais leurs enfants, et les considèrent déjà comme des égaux.